The Non Required


Quelle question bête…
November 8, 2007, 7:07 pm
Filed under: C'est triste, Schgeumland

Supposons que vous ouvriez une grosse boîte de bonbons et que vous les distribuez aux enfants qui se trouvent atour de vous. Si vous en donnez à certains et pas aux autres, alors… vous êtes cruel.

J’ai promis à ikalakely une clarification il a plus d’une heure car je l’ai qualifiée (sans explication) de cruelle par rapport à l’un de ses comments où elle décrit l’attitude rebutante de certains travailleurs schgeumes qui témoignent plus de respect à leur chefs blancs qu’à leurs chefs schgeumes.

OK. Elle a raison mais elle est cruelle car de la même manière qu’il faut partager les bonbons avec tous les enfants, il faut partager les critiques avec les patrons/chefs schgeumes. Peut-être que l’employé moyen pose problème mais il faut aussi dire que peut-être le patron/chef schgeume est un vrai cas social.

1. Le patron/chef schgeume est généreux

L’un des avantages de vivre à Schgeumland – par rapport à vivre à l’étranger – disent beaucoup c’est la qualité de vie. En effet, à schgeumland on peut par exemple (facilement) avoir des domestiques… C’est indéniable: les gardiens, jardiniers, nounous, nénênes, mpiasa pululent à Schgeumland.

Cependant. Nous savons tous qu’il est impossible de vivre avec le SMIC schgeume – 18 euros par mois. Nous savons tous que nous refuserions de travailler pour le SMIC schgeume. Même pour 2 fois le SMIC schgeume. Et le premier à le savoir, c’est… le patron/chef schgeume ! Cependant, peu nombreux sont les patrons/chefs schgeume qui paient ne serait ce que l’équivalent du SMIC tous les mois à chacun de leurs domestiques. Quelle générosité !!!

2. Le patron/chef schgeume est chaleureux

Tous les matins, il dit bonjour à ses subordonnés en leur serrant la main. Il s’enquiert de leur santé et du bien être de leur famille. Ensuite, quand la réunion débute, il commence par féliciter chacun pour le travail qu’il a fait et énumère les objectifs atteints. A midi, il invite toujours l’un de ses subordonnés à manger. Il en profite pour lui donner des conseils sur la manière de mieux gérer la work/life balance et devenir plus efficace dans ses tâches quotidiennes. De retour du déjeuner, il laisse sa porte ouverte afin d’inviter ses collaborateurs à discuter des points techniques compliqués avec lui. Et en fin de journée, alors tout le monde travaille dur pour livrer le produit du client, le chef reste avec l’équipe. Ainsi, il montre l’exemple et témoigne du respect envers ses subordonnés.

Eh oui, tout cela existe à Schgeumland… en rêve !

3. Le patron/chef schgeume est discret

J’ai toujours préféré les films au théatre pour 2 raisons. (1) Aller au théatre est cher. (2) Je trouve le jeu théatral trop appuyé et pas assez naturel. Pourquoi est ce que je parle du théatre? Car les patrons/chefs schgeumes sont de grands acteurs de théatre. Ils ont ce don naturel de se démarquer de la plèbe. Quand un chef/patron schgeume se déplace avec ses collaborateurs, bizarrement, on reconnait toujours le chef/patron à la voix, au ton, au regard… Ça doit avoir quelque chose à voir avec son charisme naturel…

Pour terminer. Si par hasard, vous demandez à un patron/chef schgeume pourquoi il agit avec autant de déférence avec ses mpiasa, il vous explique délicatement que : Y A QUE COMME ÇA QUE ÇA MARCHE AVEC CEUX-LA !

Au fait, le fihavanana… c’est schgeume non? Aaaah… Ça ne s’applique pas dans ce cas là… Pardon… Quelle question bête…


12 Comments so far
Leave a comment

En reponse au point 2.
A Schgeumeland : Un patron schgeume qui fait tout ce que tu dis la perdra tres vite le respect de ces subordonnes. Pourqoui ? Parce qu’ils ne s’y attendent pas ! Ce n’est pas une attitude patron schgeume !
Triste mais vrai. Proximite entraine tres vite mepris.

Comment by sipakv

SipaKV. J’ai une bonne surprise pour toi. Je connais une (seule) boîte à Schgeumland où certains “cadres” se comportent ainsi et où d’autres adoptent l’attitude “locale”. Je peux te certifier que l’ouverture et la proximité sont appréciées – et sont sources de respect.

Comment by tnr

dis moi vite quelle boite c’est?

Comment by sipakv

SipaKV. A vrai dire, c’est la mienne.

Comment by thenonrequired

tnr, merci de cette clarification!

Mais je reste toujour sceptique …tu n’es pas blanc (si?)

Les gasy sont super champions des “mpamadika palitao” donc il faut faire gaffe!

Moi je suis convaincue que pour être un bon chef schgeume à Mada il suffit de ne pas leur montrer ta tranche.

Comment by ikalakely

ikalakely. Non je ne suis pas blanc.🙂

Je vous trouve vraiment très sceptiques vis-à-vis de nos compatriotes.

Vous ne croyez donc plus en nos valeurs sociales chaleureuses?

Comment by tnr

Ca depend de la situation.

Je ne vais pas serrer la main de tous mes mpiasa à chaque matin, Je ne vais pas manger avec mon gardien à midi ni aller à une réunion JCI- Leo-Rotary avec ma nènène.

Non mais

Mais moi ce que je n’admets pas c’est quand mes mpiasa lèche le Q du stagiaire alors qu’il n’est que stagiaire. Essaie un peu de recruter un vazaha dans ta boite, tu vas voir.

Anecdote: un de mes cousins qui a travaillé dans une boite d’archi ML était ébahi de voir que le vzongo de passage avait le droit à un accès internet illimité alors que les gasy non! Imagines…

Comment by ikalakely

Je suis d’accord avec Sipakv sur le fait que proximité rime avec mepris pour l’avoir vecu moi-meme. A la fin du repas, le subordonné commencera à croire que tu lui dois qqch parce que vous ave partagé un repas. Il a du mal a faire la difference.Tout n’est que question d’attitude. Si on est adepte des theatres radiophoniques (tantara@radio), on remarquera que les riches ne parlent pas comme les pauvres, le chef ne mange pas à la table de ses subordonnés. Et c’est une mentalité bien ancrée dans nos origines culturelles.
Quant aux privilèges accordés aux vozongo, cela reste toujours une demarche interessée…

Comment by vaomiera

comment ils ont fait les malgaches qui ont réussi : tiko, ramanandraibe, rasseta ?

Comment by Rajiosy

SipaKV, Vaomiera et Ikalakely. Je vais essayer de répondre à vos objections en tentant de présenter mon avis sur le problème dans un prochain post qui sera probablement intitulé “le complexe du colonisé et le rapport à soi chez les noirs”.

Comment by thenonrequired

Rajiosy. Là c’est une vraie colle…

Comment by thenonrequired

[…] Quelle question bête… […]

Pingback by Du complexe du colonisé et du rapport-à-soi chez les schgeumes « The Non Required




Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s



%d bloggers like this: