The Non Required


Gekko
December 8, 2007, 7:17 am
Filed under: De quoi tu parles ?, etc., Mon métier

Toujours dans la rubrique souvenirs. Connaissez vous Gordon Gekko?

44 ans. Marié. 1 enfant. Richesse estimée à 650 millions de dollars en 1987. Métier: affairiste à Wall Street. Phrases légendaires: “Greed is good. Greed works” (L’avidité pour l’argent est bonne. L’avidité pour l’argent marche.); “Lunch is for wimps” (Le déjeuner c’est pour les fainéants); “Money never sleeps” (L’argent ne dort jamais); “I create nothing. I own” (Je ne crée rien. Je possède.); “If you need a friend, take a dog” (Si vous voulez un ami, prenez un chien).

Gekko fut le symbole des golben boys à la fin des années 80. Il a inspiré des millions de jeunes à entrer dans le milieu de la finance malgré la désillusion du krach de 1989. Certes, il n’était pas gentil mais il était un bourrot de travail, intelligent, cultivé, raffiné qui… n’a jamais existé. En fait, ce fut le héros d’un film culte d’Oliver Stone (Wall Street) pour lequel Michael Douglas a gagné un oscar.

La bonne nouvelle est que Gekko sera de retour en 2008 ou 2009, après un passage par la case prison. Il sévira de nouveau à Wall Street mais dans un monde différent: celui des hedge funds. Le titre du filme devrait être Money Never Sleeps. Oliver Stone ne sera pas le réalisateur mais Michael Douglas devrait reprendre le rôle.

Si vous n’avez jamais vu Wall Street, allez le louer, c’est le symbole de toute une époque et de toute une génération et pour ne rien gâcher la bande son est extraordinaire, elle inclut, entre autres :

  • Fly Me to the Moon, Frank Sinatra
  • Desafinado, Stan Getz
  • Les 4 saisons, Vivaldi

Au delà du cynisme de Gekko, il est également utile de revoir ce film à une époque où on parle d’éthique d’entreprise, de responsabilité citoyenne des entreprises, de commerce éthique et d’entreprenariat social.

Gekko nous rappelle en effet que le capitalisme est immoral mais qu’il est nécessaire à notre société actuelle. Il nous rappelle que, certes, le corps social attend des entreprises qu’elles créent des emplois mais que ce n’est pas et ne sera jamais leur objectif premier, lequel est de faire du profit. Il nous rappelle que parfois les entreprises créent des emplois pour faire du profit mais que leur but premier et unique reste le profit.

Il nous permet de ne pas oublier qu’il n’y a pas toujours contradiction entre la recherche du profit et la morale, mais que cela ne doit pas masquer la différence fondamentale entre les deux logiques ainsi que le fait d’accomplir une action morale par intérêt fait que cette action n’a aucune valeur morale, même si elle est conforme à la morale, puisque le propre de la morale est le désintéressement.

 

Enfin, il démontre qu’il serait très grave que les entreprises renoncent à faire du profit et que cette tentative constante pour maximiser le profit n’est pas condamnable car nous avons tous besoin de ce profit et que nous vivons tous de la richesse créée par les entreprises.

Pour ma part j’attends la suite avec impatience. En attendant, un extrait significatif (en anglais) du premier film.


2 Comments so far
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“bourrot de travail” ? un bourreau sans aucun doute et un bourricot à coup sûr. Prochainement sur les écrans : “un capitaliste derrière les bourreaux”.

il ne faut pas non plus s’attendre à ce que ces entrepreneurs-là s’aiment entre eux, aiment l’humanité et limitent d’eux-mêmes par simple bonté d’âme leurs instincts de prédation.

Comment by Rajiosy

Rajiosy. Je vois que tu as vu le film.

Comment by thenonrequired




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