The Non Required


Sans déconner: brûler des forêts sauve des vies !
October 31, 2007, 11:36 am
Filed under: Big deal, C'est triste, De quoi tu parles ?

Un article a retenu mon attention sur le Rapport Stern. Nicholas Stern a travaillé en tant qu’économiste en chef et VP de la banque mondiale jusqu’en 2003. Il a rédigé à la demande de Gordon Brown, alors ministre des finances de Blair, une étude sur les changements climatiques. Il s’agissait pour Stern d’évaluer les preuves et ainsi que les impacts économiques liés au changements climatiques.

La force de ce rapport réside dans sa capacité à transformer la vision que chacun d’entre nous peut avoir de l’écologie. Nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir une vision passive, restrictive, malthusienne: l’homme est le destructeur de mère nature – triste point final. Il nous faut désormais passer à une écologie agressive, une écologie qui réoriente le développement économique et non le freine. En clair, l’écologie doit quitter les mains des seuls écologistes pour devenir un sujet d’économie politique car là est la solution durable.

Pour ce faire, le rapport Stern adopte une triple démarche:

  1. examiner les preuves relatives aux changements économiques
  2. explorer le coût d’une stabilisation des gaz à effets de serre
  3. identifier les impératifs pour évoluer vers une économie moins “carbonée” et pour aider les nations à s’adapter aux désormais (déjà) inéluctables changements climatiques.

Le rapport met  le doigt sur un problème énorme: personne ne se sent pleinement concerné car aucune mesure que nous pouvons prendre aujourd’hui n’aura d’effet positif à court terme. Par exemple, rendre (plus) propres de nombreux produits reviendra plus cher sans qu’il y aie de garantie d’achat de ces mêmes produits de la part des consommateurs. Très clairement, l’industrie pollue mais il nous faut nous rendre à l’évidence – nous, simples consommateurs, d’une certaine manière, encourageons ce mouvement. Très justement, le rapport Stern nous invite à une prise de conscience collective ainsi qu’à une prise de responsabilité vis à vis des générations futures: les actions (respecuteuses ou non de l’environnement) que nous entreprendrons aujourd’hui se feront sentir à retardement mais pourront avoir un impact considérable au cours de la seconde moitié du XXIème siècle.

Le rapport nous informe également sur nos responsabilité directes respectives.

co2.jpg

Le graphique ci -dessus démontre que, malheureusement, personne n’est innocent. Prenons donc nos responsabilités car si rien ne change, d’ici la fin du XXIème siècle, la température moyenne du globe aura très probablement augmentée de 5 degrés celsius. Evidemment, c’est difficile de se représenter d’emblée les conséquences, sauf si l’on sait que la température moyenne actuelle de notre planète est d’à peine 5 degrés supérieure à celle de la période glaciaire. Avec 10 degrés (toujours par rapport à l’ère glaciaire) nous pourrions donc passer… disons du frigo au four.

Evidemment l’Afrique serait la première touchée car une partie considérable de sa population est tributaire de l’agriculture et de la pêche. 4 degrés ou plus auront un effet catastrophiques sur les récoltes. Les agriculteurs ne seront pas en mesure de produire suffisamment pour vivre de leur labeur. Les pêcheurs souffriront eux aussi de l’acidification des océans. Bref, ce sera la fête !

Les solutions sont à la fois simples et complexes.

  1. réduire la production et la demande en biens et services qui rejettent beaucoup de carbone
  2. éviter la déforestation
  3. passer à des technologies propres pour la production électrique, les transports et le chauffage.

Je ne souhaite pas m’etendre sur les différentes solutions mais passer directement au sujet de la déforestation. Un élément non pris en compte par le rapport est que certains pays ne pourront pas réduire leur consommation de carbone liée à la déforestation – plus explicitement, des pays comme Schgeumland ne peuvent pas exister sans déforestation !

Choquant? Peut être mais il nous faut faire face à cette réalité: il nous faut (et faudra encore longtemps) brûler des forêts entières pour survivre. En effet, nous faisons face à plus de 80% de nos besoins énergétiques (cuisson des aliments, chauffage) en coupant nos arbres et en brûlant nos forêts. Et finalement, tout ceci nous amène à une conclusion bizarre: il nous faut trouver un moyen de continuer à brûler encore plus nos forêts.  

Si cette conclusion vous semble dérangeante ou trop extrêmiste je vous propose une autre peut être plus réalisable à court et moyen terme : il nous faut tuer des hommes pour sauver nos forêts.

PS: entre nous, je prefère ma première conclusion car massacrer des compatriotes avec des armes de combat coute trop cher et le faire à coups de machettes, gourdins, couteaux est bien trop fatigant.   


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