The Non Required


Le job idéal
September 24, 2007, 7:59 am
Filed under: De quoi tu parles ?, Post perso

Il semble que certaines personnes dans mon entourage se pose la question de savoir si leur emploi leur convient ou pas. Personellement, j’adore mon job mais je voudrais être payé un peu plus. L’état de mon insatisfaction est donc toute relative et sa cause bien identifiée. La difficulté survient quand ce n’est pas le cas ou bien lorsque l’insatisfaction est liée à des incertitudes plus personnelles, des interrogations légitimes mais qui se trouvent mystérieusement sans réponse. Je n’ai pas la clef pour aider les gens à trouver le boulot de leurs rêves mais je me permettrais de soumettre à votre sagacité un certain nombre d’éléments qui permettra peut être à tout un chacun de se situer – en cas de besoin.

Je considère que le travail est un élément constitutif de notre personalité.

Commençons par le plus évident. Nombre d’entre nous, les moins chanceux peut être, passent un minimum de 8 heures par jour (au moins 5 jours sur 7) au travail. Cela représente 40 heures par semaine et je pense que la seule activité en mesure de battre ce record est le sommeil. Le fait que nous passons le plus clair de notre temps dans un endroit (le bureau) entourés de collègues et de clients façonnent notre vie. Les soucis des autres, les joies des uns et nos propres préoccupations nous influencent en tant que travailleur et en tant que personne. Comment en effet ne pas mettre en avant ou en cause nos convictions et nos valeurs profondes au travail alors que nous y passons la majeure partie de notre vie?

Deuxièmement, le fait que nous ayons cette activité plutôt qu’une autre révèle beaucoup quant à notre rapport à l’argent, notre rapport à nous même et au monde. Choisir un job, c’est en partie choisir une rémunération car personne ne travaille gratis. Ce même choix reflète notre rapport à nous même d’au moins 3 manières distinctes. (1) Notre rénumération indique notre valeur de marché: combien suis je prêt à me vendre? Pas grand chose, très cher… Moins vous aurez confiance en vous, moins vous exigerez de votre employeur en retour. (2) L’emploi a une connotation sociale. Les gens ont tendance a être impressionnés quand ils apprennent que vous travaillez dans un laboratoire de recherche en génétique – tant qu’ils ne savent pas que vous êtes le balayeur de service… (3) Notre travail porte pour chacun de nous une valeur propre. Les médecins peuvent se dire qu’ils sauvent des vies, le balayeur peut penser qu’il contribue au bien-être de tous ses concitoyens.

Tout cela pour dire que nous ne pouvons trouver une forme de bonheur dans notre travail sans prendre en considération tous ces éléments, les mettre sous forme de question et y trouver une réponse claire, nette et personnelle. Ce processus se fait rarement en une seule fois. J’ai tendance à croire qu’il s’agit d’une démarche itérative d’apprentissage. On commence dans un job – pour X raisons – et on voit si on s’y plait. On analyse les pours et les contres et on change d’emploi en essayant d’accumuler plus de positif que de négatif et ainsi de suite. Jusqu ‘à ce que l’on soit comblé ou fatigué de changer.

En conclusion, trouver le bon job commence par une réelle connaissance de soi. De ses besoins, de ses valeurs, de ses aspirations et de ses limites. Donc, pour tous ceux qui veulent quelque chose de “mieux” refléchissez-y et changez. Changer de temps à autre (5 ou 6 fois dans toute une carrière) ne démontre pas de l’instabilité mais une volonté ferme de s’épanouir davantage au quotidien. Par ailleurs, changer de job cela peut être changer d’endroit (aller de NY à Kinshasa), changer de secteur (passer de la fabircation de biscuits à celle de boutons de chemise), changer d’entreprise (quitter Shoprite pour Cora), changer de département (découvrir le marketing alors qu’on est un rat de laboratoire) ou changer d’activité (devenir secretaire après avoir été chauffeur). A la limite, retournez à l’école mais si vous n’êtes pas heureux, changez – soit vous même, soit de job. De toute manière, le temps d’un job-une vie est révolu alors sentez vous libre!


6 Comments so far
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Je pense que dans le monde comme le notre, il n’y a plus de place pour l’attrait du job, c’est que questions d’argent. Les jeunes ne se voient plus dans une optique d’emploi a vie et du coup, la question qui trotte souvent dans la tete c’est comment je fais pour faire le max de tunnes a court terme pour faire ce que je veux reellement a 30 ans … T’as deux choix, soit t’es le Trader star de GS a NY, soit tu crees ta boite … Dans mon cas, le niveau de salaire dans mon job actuel est plus que comfortable, je pourrais faire ce que je veux des mtnt mais quand je pense au manque a gagner, je remets ca dans un an et puis ainsi de suite … Tout ca pour dire que quelquepart, nous sommes tous des esclaves non de notre job mais de nos envies, de nos attentes et de nos reves et que l’on en demande toujours plus car un reve qui peut etre realise n’est plus vraiment un reve ….

Comment by Nj

Nj. Je te reconnais bien là: un pragmatisme à toute épreuve.

Oui, je reconnais que la solution de l’argent max le plus rapidement possible est également de nos jours une solution choisie par nombre d’entre nous. J’avoue aussi que c’est l’option que j’ai choisie pour mon 1er job. Le problème est qu’il est plein de pièges.

Le premier tu le décris très bien: au fur et à mesure que le temps passe, on a du mal à se passer du niveau de vie que l’on a. Le second est que parfois nos proches supportent mal le rythme de vie lié à notre activité et le choix se résume vite à un dilemne cornélien: job ou famille? Le troisième est plus insidieux: nos proches ne peuvent plus se passer du niveau de vie qu’on leur a procuré. Le choix devient alors encore plus complexe: famille ou… famille? Dans 95% des cas si l’on suit ce chemin, je suis d’accord : nous finission esclaves de nos envies et j’ajouterai de celles de nos proches.

Cependant, je crois encore à l’idéalisme. Le job qui nous rend heureux – celui qui porte une signification personnelle et qui nous aide à nous réaliser non en tant que consommateur mais en tant que personne – au delà de l’argent.

Au bout du compte, il semble que soit “l’argent fait l’homme” — mais comme tu le dis si bien, il faut alors accepter d’être l’esclave de nos envies, de nos attentes et de nos rêves, soit on est esclave de ses valeurs non monétaires.

Il y a un choix à faire. L’un vaut autant que l’autre.

Comment by thenonrequired

Le “job idéal” à mon avis répond à trois critères essentiels:

Comment by Anonymous

ces trois critères sont: est ce que ce job correspond à quelque chose que je sais faire?
Est ce que c’est un job que j’aimerais faire?
Est ce un job qui peut me procurer le niveau de vie auquel j’aspire?
Les plus heureux sont ceux qui ont réuni ces 3 critères et qui ont “réussi” même au dela de leurs attentes. Ces élus s’appellent Roger federer, Yves Saint Laurent, Angelina Jolie, Pavarotti même s’il n’est plus là pour me contredire ou encore un certain Rossy qui malgré un diplome d’étude supérieur a choisi son art.
Dans un pays pauvre comme le notre l’important est d’abord que ce boulot puisse “faire vivre”. Les deux autres critères étant relégués au 2eme plan.
En fait contrairement à d’autres pays plus avancés où le talent peut faire vivre et très bien même, chez nous ce n’est pas le cas et c’est très frustrant surtout pour les jeunes qui se lancent sur le marché du travail.
En effet, combien y a t-il chez nous de jeunes bourrés de talent (artistes, cuisiniers, etc…) qui vivotent de leur art?
Alors qu’ailleurs ce talent serait susceptible de leur apporter plus de satisfaction surtout pécunière mais encore plus morale car leur talent leur sert et leur permet de vivre?
Alors des questions peuvent se poser!
Qu’est ce que j’aime? là les réponses fusent.
Qu’est ce que je sais faire? Là la réponse est presque évidente: Ce que j’ai appris.
Qu’est ce qui me ferait (bien) vivre?: Si la réponse ne cadre pas celles des deux précédentes question alors il y a problème à moins qu’on ait déjà répondu et qu’on soit prêt à gérer les conséquences de son choix.
Mais là encore le problème de choix se pose car ce qu’on a appris n’a aps été nécessairement ce qu’on aime. La pression sociale, familiale et même l’atavisme jouant, l’individu immature de 17 ans qui a eu son bac n’a pas vraiment eu le choix de ce qu’il va apprendre et quelque fois se retrouve avec en poche un diplome dont il ne sait même pas ce qu’il va en faire?
Alors sans parler de déterminisme ou de fatalité, il me semble que c’est une question qu’on peut se poser quand on est encore seul, sans famille, sans charge et surtout encore prêt à faire des looping et des slaloms dans son parcours professionnel. Au delà c’est une question presque inutile et même dangeureusement déstabilisant.

Comment by Look'L

Look’L. Bienvenue sur TheNonRequired. Une entrée remarquable s’il en est avec ce comment ! Je commence à croire que ce blog réunit quelques pragmatiques. Le premier critère ici est: qu’est ce que je sais faire? Oui. Ce n’est pas faux. PArticulièrement si l’on introduit la dimension temporelle dans l’histoire. Le “jeune” qui pense à ses études et à son futur métier ne se posera pas forcément cette question. Plus tard, la question est inévitable… Très bon point… Reste pour chacun à déterminer “quand” le réalisme doit prendre le pas sur les rêves…

Comment by tnr

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