Une personne que je connais est actuellement sensée écrire un argumentaire pour vendre les services de son entreprise à Son Altesse Royale Mohammed Ben Al-Hassan. A part cela, elle est suis aussi sensée contruire 3 aéroports, monter une boîte de télécom et vendre une compagnie aérienne - tout ça dans les Caraïbes.

Dans quelques jours, elle devrait aller à Miami, ensuite à Port-au-Prince, s’envoler vers Pointe-à-Pitre, s’arrêter à Paris, continuer à Dakar, faire un tour à Bamako, descendre plus au sud à Johannesburg et atterir à Schgeumland. Dans les prochains mois, elle devrait repartir pour Johannesburg, Le Cap, Dakar, Washington et je ne sais où encore…

Quand on lit une telle histoire, on se demande si c’est véridique ou pas. Y-a-t-il des gens qui ont réellement une telle vie? Pour ceux qui connaissent peu l’auteur de ce post, la question de savoir si c’est du lard ou du cochon se pose probablement.

Personnellement, j’aurais tendance à penser que tout cela tient de la fiction mais a priori, il y a une certaine probabilité pour que ladite personne existe et réalise tout ce qui est décrit. Ce qui m’amène à mon sujet du jour: jusqu’à quel point est-on acteur de sa vie?

Comme vous les savez déjà si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, je crois que l’on est complètement acteur (et non auteur) car on ne ”décide” de rien dans notre vie. Je crois que les lois de la physique et de la biologie — ou pour paraphraser quelqu’un celles “du hasard et de la nécessité” — gouvernent irrémédiablement nos vies; en nous accordant l’illusion de la décision et du choix.

Pour ceux qui me connaissent peu le texte de ce post pourra sembler sybillin (désolé mes amis) mais pour ceux qui me sont (très) proches ils y trouveront une piste pour comprendre ce long mois de silence. Cela fait en effet exactement un mois que je suis resté silencieux. Ne m’en veuillez donc pas car ce n’était pas ma faute: il y eut le travail, la fatigue, le travail, les soucis, le travail, la paresse,… Bref rien que je ne choississe ou, plus approprié, que j’eusse pu choisir.

Mais revenons à nos vies sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Supposons que le personnage décrit plus haut existe bel et bien. A-t-il choisi de vivre cette vie de bohème? A-t-il choisit ce métier pas forcément compréhensible? J’en doute. Je pense qu’il s’est réveillé un matin et s’est “juste”rendu compte qu’il était loin de chez lui. Très loin.

L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. 

NDLR: ça faisait longtemps que je n’avais pas déliré sur ce blog; j’espère que vous allez tous très bien.